Nouvel appel d'anti-CPE en faveur d'une grâce le 14 juillet
Nouvel appel d'anti-CPE en faveur d'une grâce le 14 juillet
PARIS (Reuters) - Des organisations lycéennes appellent une dernière fois Jacques Chirac à gracier le 14 juillet les lycéens et étudiants poursuivis pour des violences commises lors du mouvement anti-CPE du printemps dernier.
"Le Président de la République est revenu sur sa décision de maintenir le CPE, la logique voudrait qu'il prenne la décision de ne pas sanctionner ceux qui ont lutté pour le retrait de ce contrat", écrit l'Union nationale lycéenne (UNL).
"Durant le mouvement contre le CPE, le gouvernement n'a eu comme réponse à la mobilisation que la répression à l'encontre des lycéens et des étudiants engagés. Des milliers d'arrestations ont eu lieu avec de sévères condamnations allant d'une amende à de la prison ferme, en passant par du sursis", ajoute-t-elle dans un communiqué.
L'Elysée a fait savoir mardi que le décret de grâces du 14 juillet ne comporterait pas de "dispositions particulières" pour les jeunes condamnés pour des violences commises lors des manifestations contre le contrat première embauche (CPE).
En effet, ces derniers n'entreraient "dans aucun cas d'amnistie prévue par la loi, celle-ci ne s'appliquant qu'aux faits antérieurs au 17 mai 2002".
La plupart des organisations syndicales et des partis de gauche ont réclamé, en vain jusqu'à présent, que le chef de l'Etat use de son pouvoir régalien pour mettre fin à "l'interminable répression de ce mouvement".
Selon eux, sur les 4.300 jeunes interpellés au printemps, 637 ont été poursuivis, ou le sont encore, et plus de 70 se sont retrouvés derrière les barreaux. Ce bilan devrait s'alourdir avec des procès programmés jusqu'à l'automne prochain.
Pour nombre d'avocats, les dossiers sont vides et reposent sur de supposées "rébellions" et "violences sur agent" qui n'ont dans la plupart des cas laissé aucune trace.
PARIS (Reuters) - Des organisations lycéennes appellent une dernière fois Jacques Chirac à gracier le 14 juillet les lycéens et étudiants poursuivis pour des violences commises lors du mouvement anti-CPE du printemps dernier.
"Le Président de la République est revenu sur sa décision de maintenir le CPE, la logique voudrait qu'il prenne la décision de ne pas sanctionner ceux qui ont lutté pour le retrait de ce contrat", écrit l'Union nationale lycéenne (UNL).
"Durant le mouvement contre le CPE, le gouvernement n'a eu comme réponse à la mobilisation que la répression à l'encontre des lycéens et des étudiants engagés. Des milliers d'arrestations ont eu lieu avec de sévères condamnations allant d'une amende à de la prison ferme, en passant par du sursis", ajoute-t-elle dans un communiqué.
L'Elysée a fait savoir mardi que le décret de grâces du 14 juillet ne comporterait pas de "dispositions particulières" pour les jeunes condamnés pour des violences commises lors des manifestations contre le contrat première embauche (CPE).
En effet, ces derniers n'entreraient "dans aucun cas d'amnistie prévue par la loi, celle-ci ne s'appliquant qu'aux faits antérieurs au 17 mai 2002".
La plupart des organisations syndicales et des partis de gauche ont réclamé, en vain jusqu'à présent, que le chef de l'Etat use de son pouvoir régalien pour mettre fin à "l'interminable répression de ce mouvement".
Selon eux, sur les 4.300 jeunes interpellés au printemps, 637 ont été poursuivis, ou le sont encore, et plus de 70 se sont retrouvés derrière les barreaux. Ce bilan devrait s'alourdir avec des procès programmés jusqu'à l'automne prochain.
Pour nombre d'avocats, les dossiers sont vides et reposent sur de supposées "rébellions" et "violences sur agent" qui n'ont dans la plupart des cas laissé aucune trace.

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